Vive 2020 !










BONNE ANNEE à tous


Je vous souhaite au-delà de tous les machins habituels de belles restaurations et de belles virées avec vos ragassons anciens et surtout pas (trop) de pannes 😂

L'année à l'atelier a commencé le 2, hier on a mangé...
On n'est pas aux pièces non plus (ah elle est bonne !), ni des sauvages au travail.

Figurez-vous que j'ai passé presque trois heures (!!!) pour préparer des câbles. C'est très long à faire  nettoyer et polir des câbles négligés depuis 1966. 
Ils étaient minables, sales, noircis, jaunis voire rougis, gras, mais pas un de coincé ni d'effiloché. Une sacré qualité ces Honda fabriquées au japon.
J'en possède deux jeux. Il y en a six par cyclo quand même ! Les gaines grises sont revenues à peu près grises et les parties métalliques polies ont bonne mine. Quant aux caoutchoucs qui protègent les extrémités, ils sont étonnamment souples et en bon état.
Lors du remontage il ne me restera plus qu'à choisir les meilleurs pour mon merveilleux tracassin...

Voici spécialement pour vous chers lecteurs, afin de fêter le début le l'année, deux photos des câbles. 

Les six que l'on trouve sur un p50 : 


et ici tous ceux que j'ai en magasin. C'est beau de n'avoir que l'embarras du choix !


Vendredi et samedi 4 janvier le soleil brille l'après-midi et l'envie de travailler un peu sur les motos est revenue. Commençons par l'avertisseur.

Bien conservé, toutefois démontage et nettoyage ne seront pas superflus. Evidemment il est d'abord testé sur une batterie 6 v, il fait une espèce de pouett bizarre, mais pouett quand même !


L'intérieur est très sale et légèrement oxydé, le derrière est à peindre.



Voici ce klaxon démonté en totalité avec ses minuscules vis à ne surtout pas perdre, car pour en trouver des comme ça...



Le même après restauration. Le cul fut poncé, désoxydé et peint en noir antirouille. Les alus polis ont été protégés avec du Belgom.




Ensuite le faisceau électrique est testé afin de vérifier la continuité de tous les fils. Puis la gaine est reprise par endroits et consolidée. Son aspect esthétique importe assez peu puisqu'elle court sur sa quasi totalité dans le cadre, donc invisible. 
Les puristes auront à coeur de remplacer la gaine si besoin.



Je suis passé ensuite à la préparation du phare. 
Surprise lors du nettoyage la vitre s'est déclipsée alors que je la nettoyais en place. Je n'aurais jamais osé le faire de peur de casser les ergots. Cette vitre est en matière plastique (laquelle ?). Je vous conseille d'éviter ce démontage, le caoutchouc étant une vraie plaie à remettre en place.

Ici encore nettoyage, polissage, désoxydation. 
L'ampoule japonaise d'origine est fonctionnelle... elle a 53 ans !


 Une fois ces opérations terminées, je me retrouve avec un joli phare. Certes la parabole est piquée par endroits, mais l'ensemble est très présentable.




Tant que nous sommes au niveau du phare, finissons de préparer ses éléments. Le compteur est testé il fonctionne. En très bel état, un nettoyage au savon suffira.
Le contacteur quant à lui ne peut être testé sans le faisceau, je verrai ça demain, mais visuellement tout est bon. Il est nettoyé lui aussi.


Le lecteur attentif notera que le compteur est très en avance sur son temps. En effet sa zone rouge débute à 45 km/h. L'anti radar par excellence, un véritable conservateur de permis !!!

Demain dimanche relâche. Cela ne paraît pas, mais ces opérations m'ont tenu 6 heures pour fignoler ces petites pièces. Il s'agit d'un travail gratifiant au résultat visible immédiatement.
Un travail de restauration quoi !

Mardi 7 janvier et bien voilà les amis, je suis en travers de la cheminée avec je sais pas quoi. Un coup de froid chopé hier dans l'atelier sans doute : des courbatures, envie de rien je me suis traîné toute la journée de la cheminée au canapé. Il y a pourtant eu du boulot de fait hier mais même pas de photos, retour en catastrophe, mais trop tard j'ai senti le froid !

Mercredi 8 vivant je suis vivant !  😀
Quelques pièces en double à préparer pour choisir les meilleures. Choix vite fait puisqu'elles sont toutes en bon état.


Voici l'ensemble des éléments constituant la filtration de l'air. 
Il manque les deux grilles qui enserrent la mousse du filtre. Oxydées, je les ai passées à l'antirouille avant la peinture à faire demain.
Par expérience, je sais que le plus compliqué sera de remboîter le tube noir en plastique rigide qui passe à l'intérieur du cadre et surtout de fixer ses colliers de maintien.
On notera la présence de l'antivol comme neuf mais sans clé. Celle-ci est disponible.


La bobine que j'ai testée avant démontage fournit une belle étincelle.
L'antiparasite est celui d'origine, métallique et coudé à 120°. Il restera à remonter ça au fond du cadre derrière le moteur, inaccessible ensuite quoi...


Une indication intéressante chez Honda - et peut-être chez les autres - c'est l'année de fabrication toujours imprimée sur le fil de la bobine. Cela permet de dater à coup sûr les motos... si la bobine est d'origine évidemment !



J'ai aussi préparé quelques pièces métalliques et de la visserie diverse.

Jeudi 9 janvier ce fut du travail invisible, celui que je n'aime pas du tout : de la visserie et les parties
basses et sales : pédalier, axes, tendeur de chaîne. On passe vite deux trois heures juste pour nettoyer et encore... Ensuite il reste la préparation.

Voici par exemple le pédalier : un grattage interminable pour une partie minable ! On aurait dit du goudron tant la graisse de la chaîne était sèche et compacte.
Une fois gratté il a été mis à tremper en attendant demain. Le tendeur de chaîne lui tient compagnie, il était innommable. 


Je ne mettrai évidemment pas de photos des axes et autres vis qui attendent le polissage.
Mais en voilà une du carter d'allumage que je vais devoir nettoyer, décaper et polir.
Pour ce faire, j'attendrai le retour du soleil car il est impératif de travailler dehors tant la poussière générée est importante.


Enfin la petite boîte à outils dans laquelle j'ai découvert la dernière attestation d'assurance du cyclo en 1977/1978. Cette boîte sera préparée avec soin, c'est une rareté qui coûte une fortune sur le site d'enchères... quand on en trouve !


Le dicton du jour :
vendredi 10 janvier, journée palpitante s'il en est !

Nous fîmes, mes petites mains et moi, du dégraissage et du nettoyage...
Je vous le disais journée palpitante.
Les photos le seront tout autant.
La chaîne pour commencer, c'est bien une chaîne à nettoyer surtout quand elle a 53 ans. Celle-ci est à conserver car rare, un modèle pas standard pour deux ronds. On dirait du vélo, mais pas du tout. 
Bien dégraissée, débarrassée de son sable d'époque elle a trempé ensuite dans un bain d'huile pour lui éviter de choper de l'eczéma.

Merci d'apprécier l'intelligence de la station d'égouttage !


Ensuite nous mîmes à trempouyer (c'est un verbe nouveau) les pièces qui avaient passé la nuit dans un produit dégraissant de nature pas trop déterminée, vu que c'est marqué en allemand et que je ne lis pas l'allemand.
Je pige par contre la signification du signe représentant une tête de mort sur l'étiquette...
Bref je rince bien après le bain ! Au Vigor, c'est joli le Vigor vert.


Puis j'ai démonté les pédales toujours couvertes de glaise malgré la nuit passée dans l'eau. J'aurais peut-être dû les filer au lave vaisselle, Patricia aurait été d'accord sans doute...
Evidemment elles ont été grattées aussi.


En fin d'après-midi voilà le résultat. De nombreuses pièces propres, mais incolores inodores et sans saveur et, en plus, l'impression de n'avoir pas fait grand chose !
Cela dit il fallait le faire, c'est fait.


J'ai même préparé la béquille pour la peindre demain après un traitement antirouille. Elle était d'ailleurs plus sale qu'oxydée.


Aujourd'hui samedi 11 de nombreuses bricoles finalisées m'ont donné ce soir l'impression d'avoir avancé un peu. La béquille traitée antirouille sera peinte après séchage complet.
Elle n'est pas tordue.


Les outils dans leur petite boîte prête à être posée sous le cul du réservoir. Cet ensemble est absent de quasiment tous les p50 !


Le tendeur de chaîne et la chaîne. Comme dit précédemment c'est un pas spécial paraît-il, je n'y connais rien en chaîne, mais c'est celle d'origine et en bon état en plus.


Le pédalier complet et les pédales que j'ai démontées entièrement afin de pouvoir les nettoyer convenablement. Il a fallu sacrément gratter la glaise pour qu'elle consente à partir.



Ci-dessous l'axe du pédalier et les bagues en nylon, il manque une rondelle anti poussière en feutre.


Enfin quelques petits éléments divers : axes, ressorts, levier de frein, roulements.


Le cache allumage est décapé, il faudra maintenant le polir. Je le ferai au touret afin d'obtenir un effet quasi miroir qui rehaussera l'aspect de l'ensemble.
La chambre à air est celle de devant.
Testée, il reste à nettoyer sa valve qui présente un peu d'oxydation.



Lundi 13 janvier je continue seul, mon commis ne m'est pas d'un grand secours il garde la cheminée... Faut dire que l'ambiance est plus chaleureuse que dans l'atelier.


Moi c'est la peinture de la béquille qui m'a réchauffé...

... ainsi que le traitement du plastique des leviers. J'y passe du Rustol rénovation plastique. C'est un produit très efficace. Utilisé aussi sur les pare-chocs noirs de la voiture et du fourgon : excellent rénovateur. Il ne faut toutefois pas en mettre beaucoup.
Les leviers brillent beaucoup, mais au séchage ils devraient ternir.


J'ai passé beaucoup de temps sur le support de feu arrière qui est en acier d'aspect brut ou s'il a un traitement, je ne sais pas ce que c'est. Il était piqué et tacheté. 
J'en ai profité pour protéger les deux fils qui courent à l'intérieur d'une tringle support du réservoir. 
Puis il a fallu trouver deux ampoules en 6v et un joint torique pour le cabochon car celui d'origine n'est plus disponible chez Honda, évidemment c'est une dimension à la noix qui n'existe pas. Si j'ai quelques ampoules en magasin, figurez-vous que j'ai récupéré un joint torique dans le stock de pièces de mon frère qui était agent Honda dans les 70's !
L'ensemble feu arrière est complet, il manque juste une vis de 5 x 12 qui manque à l'appel.

Pour le lecteur attentif et intéressé, les deux petits "bitoniots en plastoc" sous les vis de cabochon sont des bloque-fils pour la tringle dans laquelle passent les 2 fils du feu.
Imaginez la finition pour un cyclo en 1966.
L'Amigo qui suit ne peut revendiquer une telle qualité !




Jeudi 16 janvier après trois jours pas spécialement marrants consacrés à la santé, aujourd'hui vu les 18° qu'il faisait cet aprèm j'en ai profité pour faire une petite virée avec la 250. C'était bien agréable !
Mon commis très peiné par cette séparation s'est dépêché de se faire câliner :














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